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Témoignages :
Témoignages...
1. Je souffre depuis de nombreuses années de mes jambes qui « tricotent » non stop. Aller au théâtre, au cinéma est devenu impensable. Les longs repas de famille deviennent pénibles ainsi que les voyages en avion. J’ai toujours cet impérieux besoin de me lever et de bouger.
2. J’ai 64 ans, enfin je découvre un article sur les impatiences, ce dont je souffre depuis l’âge de 25 ans. Au début, c’était insignifiant, puis les secousses et décharges électriques réveillaient mon épouse et nous avons dû faire chambre à part. Je ne peux plus aller à un spectacle, je ne peux plus regarder la télévision assis, mes nuits sont pires que les jours, parfois atroces.
3. A 40 ans, on m’a diagnostiqué cette maladie alors que ces symptômes à la fois gênants et douloureux avaient commencé à m’alerter il y a 4 ans.
J’ai d’abord vu un médecin qui m’a conseillé de faire du sport par ce que j’étais trop sédentaire, un autre m’a mise sous veinotoniques. S’en est suivie une opération des bilatérales, ce qui n’a absolument rien changé à ma souffrance pour finalement me prescrire des antidépresseurs alors que je savais pertinemment bien que je n’étais pas dépressive.
Pendant de très longues semaines, m’a vie a été un enfer car je n’arrivais plus à contrôler mes jambes et mes bras au moment du coucher. Des fourmillements, des brûlures, l’impression d’être envahies par des araignées dans le jambes, les jambes qui sautent. J’avais envie de crier, de pleurer car on ne me comprenait pas. Ni mon entourage ni les médecins.
Je devais me lever, marcher, faire le tour de l’appartement jusqu’à apaisement mais dès que je me recouche, ça recommence. J’ai eu des idées noires, j’étais au bord de l’épuisement, je n’arrivais plus à avoir les idées claires ni à entendre mon entourage qui commençait à se poser de graves questions.
S’en est suivi une situation de stress familial ou on attribuait mon manque d’éveil à de l’inattention chronique, de la maladresse ou à un désintérêt des activités des autres membres de la famille.
Tout ce que j’espère, c’est que cette maladie soit véritablement reconnue et traitée efficacement, ce qui ne pourra se faire que si nous continuons à en parler autour de nous et aux médecins.
Message de Nathalie de la Martinique.
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